La période de crise que traverse actuellement la planète en lien avec le COVID-19 nous affecte évidemment tous et chacun à des degrés différents. La communauté sportive n’y échappe pas. Bien entendu, on pense d’abord à toutes ces ligues professionnelles qui ont dû interrompre leurs activités, à tous ces championnats, événements et tournois qui sont annulés ou reportés… sans parler du plus grand rendez-vous sportif, les Jeux Olympiques de Tokyo qui sont officiellement reportés à 2021.

Il est facile d’éprouver de l’empathie pour les athlètes de tout niveau qui s’investissent dans la pratique de leur discipline sportive et qui risquent maintenant de manquer leurs compétitions tant attendues. Leurs performances et leurs résultats auraient probablement pu avoir une influence déterminante, d’abord sur le plaisir et la satisfaction qu’ils y auraient éprouvé, mais aussi peut-être pour la suite de leur carrière sportive.

Au-delà de ces rendez-vous manqués, ce vide soudain, ce temps libre inhabituel, cette inactivité, le manque de socialisation mais aussi les déceptions et l’incertitude induits par la situation actuelle peuvent être suffisants pour causer de l’anxiété, une certaine détresse psychologique, voire des symptômes de dépression chez nos jeunes sportifs. C’est pourquoi il est important de leur offrir un support en ces temps difficiles pour tous.

Il est important de préciser que ces symptômes ne concernent pas uniquement les athlètes de haut niveau, que tous les sportifs, notamment les plus jeunes peuvent être à risque. Pourquoi? En lien avec notre précédente réflexion sur la bigorexie, le manque d’activité physique de nos jeunes sportifs pourrait induire une sensation de manque et des comportements inhabituels tels que l’insomnie, l’irritabilité, la passivité ou encore les troubles du comportement alimentaires. En outre, nos jeunes sportifs qui sont habitués à se dépenser plusieurs heures par jour, se retrouvent en déficit de dopamine et d’endorphine, ces fameuses molécules associées au plaisir… Enfin, l’arrêt soudain et parfois complet de toute activité physique imposé par le confinement actuel les confronte peut-être au rapport particulier qu’ils entretiennent pour leur pratique sportive.

Ainsi, les athlètes de haut niveau, les jeunes sportifs mais aussi la très grande majorité d’entre nous ont dû cesser leurs activités physiques habituelles avec la fermeture des différents espaces sportifs (centres sportifs, salles d’entrainement, piscines, terrains, etc.). Les risques de subir les contrecoups de cet arrêt soudain sont bel et bien présents pour l’ensemble des sportifs, peu importe leur niveau de pratique.

Pour toutes celles et ceux qui pourraient avoir l’impression d’avoir perdu leurs repères, ne plus se reconnaitre, de ressentir un vide ou un malaise depuis le début du confinement et l’arrêt de leur pratique sportive, sachez que votre ressenti est tout à fait normal et qu’il pourrait être directement lié à l’arrêt soudain et drastique de votre activité physique.

Comment surmonter le tout?

La première étape consiste à en prendre conscience et en parler. Pour ce faire, nous tenons à vous rappeler que vous pouvez contacter nos différent(e)s intervenant(es) de Sport’Aide. Notre équipe est disponible en tout temps pour vous écouter et vous soutenir durant cette période particulière.

Sachez aussi qu’il existe plusieurs façons de maintenir un niveau d’activité physique chez soi afin de favoriser la sécrétion une quantité minimale de ces molécules créatrices et libératrices de bien-être. À ce titre, nous vous invitons à parcourir les publications de vos fédérations ou clubs respectifs qui donnent souvent des idées d’exercices à faire à la maison (ex. : Hockey Québec). Sinon, pourquoi ne pas profiter de ces périodes de repos forcé pour tenter de découvrir de nouveaux champs d’intérêt ou renouer avec une passion oubliée ou parfois négligée par manque de temps ? Finalement, bien que l’activité physique prenne une place prédominante dans la vie de tout sportif, l’occasion est bonne pour réaliser que le sport seul ne doit pas nous définir comme individu. Le sport peut être une partie de nos vies, importante peut-être, mais non pas une fin en soi.

Votre pratique sportive, vos amis ou votre équipe vous manquent et vous avez besoin d’en parler ? Contactez l’équipe de Sport’Aide.

É. M.

Au-delà de ces rendez-vous manqués, ce vide soudain, ce temps libre inhabituel, cette inactivité, le manque de socialisation mais aussi les déceptions et l’incertitude induits par la situation actuelle peuvent être suffisants pour causer de l’anxiété, une certaine détresse psychologique, voire des symptômes de dépression chez nos jeunes sportifs.