Dans le cadre de sa visite à Québec le 18 septembre dernier pour sa présentation à l’Université Laval : « Interpersonal violence against children in sport: what do we know? » (Traduction libre : La violence interpersonnelle perpétrée contre les enfants en sport : ce que l’on sait?), Tine Vertommen voulait absolument nous rendre visite pour en savoir plus sur Sport’Aide.

« Il n’existe pas d’organisation similaire à Sport’Aide ailleurs dans le monde. Il est donc très intéressant de pouvoir échanger avec vous pour voir les avantages d’une telle instance », explique Vertommen.

Mais pour dire vrai, c’est plutôt nous qui étions emballés de recevoir cette grande universitaire qui inspire les travaux de Sport’Aide depuis nos tout débuts. Sylvie Parent du Département d’éducation physique de l’Université Laval n’hésite d’ailleurs pas à qualifier Vertommen de « sommité internationale dans son domaine d’expertise »

« Nous sommes très chanceux de recevoir madame Vertommen à Québec. Peu de chercheurs universitaires sont spécialisés sur le sujet de la violence en milieu sportif. Tine fait partie des pionnières dans le domaine », image madame Parent.

En effet, Madame Vertommen, est titulaire d’une première Maitrise en éthique, d’une seconde Maitrise en criminologie et d’un Doctorat en sciences de la santé. Elle s’est toutefois méritée la reconnaissance de ses pairs, par son étude canonique de 2016 qui donna pour la première fois une bonne idée de la prévalence de la violence en contexte sportif.

À la suite de sa visite dans nos bureaux, un mot nous est resté à l’esprit : inspirante. Sa passion pour le sujet (elle nous a parlé sans longueur de la problématique de la violence en contexte sportif, de ses anciens et nouveaux projets et de la vision qu’elle a d’un environnement sportif sain pendant près de 3h en oubliant même de diner) et le courage qu’elle démontre d’exprimer sincèrement sa pensée même si ce n’est pas toujours ce que les gens veulent entendre, ont charmé l’équipe.

« On m’a déjà expulsée d’une conférence à Londres, car j’avais osé parler du développement sexuel sain des jeunes sportifs », relate Vertommen en souriant.

Malheureusement, les personnes affichant ce courage se font de plus en plus rares alors que nous avons toujours tellement besoin d’elles pour nous donner l’heure juste. Trop souvent, les gens tordent la vérité au service de leurs intérêts, mais pas Vertommen qui, au contraire, se dévoue à faire oeuvre utile : protéger les athlètes.

C’est d’ailleurs avec cette même franchise qu’elle nous a partagé sa compréhension de la situation québécoise en matière de prévention et d’intervention.

« Je suis peut-être venue au Québec 10 ans trop tôt. Nous sommes présentement rendus au même stade que vous en Belgique où il existe une volonté publique de changement pour assurer le bien-être de nos jeunes sportifs et c’est pourquoi nous commençons à mettre en place des mesures de protection. J’aurais aimé pouvoir mieux vous orienter, mais pour l’instant nous en sommes au même point. Par contre, une chose est certaine, la communauté sportive québécoise est choyée de pouvoir compter sur une organisation indépendante des structures et des fédérations sportives comme Sport’Aide qui tient une position de choix pour inspirer ces changements », termine Vertommen.

Bref, pour en savoir davantage sur ce que conseille Tine Vertommen en réponse aux prochains défis de la communauté sportive québécoise, assurez-vous de lire notre deuxième blogue qui sera disponible bientôt.

Alexandre Baril                                                                                                                 Chargé de projet, Sport’Aide

« […], une chose est certaine, la communauté sportive québécoise est choyée de pouvoir compter sur une organisation indépendante des structures et des fédérations sportives comme Sport’Aide qui tient une position de choix pour inspirer ces changements »

–  Tine Vertommen